Une situation critique pour Ferroglobe en Savoie
Les usines du groupe Ferroglobe situées à Montricher-Albanne (Savoie), Anglefort (Ain), et Les Clavaux (Isère), ont récemment cessé provisoirement leur production de silicium. La cause principale de cette pause est la difficulté à rivaliser avec les prix des importations de silicium, notamment de Chine, de Malaisie et d’Angola, dont le coût de production s’élève à 2 300 euros la tonne, selon les informations du Dauphiné Libéré. La pression est donc forte pour préserver cette industrie stratégique, essentielle à l’économie locale.
Une action conjointe des élus locaux face à la menace
Face à cette crise, des représentants politiques locaux ont pris position. Émilie Bonnivard, députée LR de Savoie, Cédric Vial, sénateur LR de Savoie, et Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, ont écrit à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Ils lui ont demandé la mise en place immédiate de mesures antidumping et de sauvegarde, ainsi qu’un respect strict des normes sociales et environnementales pour toute importation de ferrosilicium. Ces élus font référence à la situation de trois usines du groupe Ferroglobe qui risquent de perdre leur activité si rien n’est fait rapidement.
L’Union européenne sous pression pour agir
Le gouvernement européen doit se prononcer dans les prochains jours sur l’application du régime de matériau stratégique pour le silicium et le ferrosilicium. Les interventions en faveur de la sauvegarde de cette filière ne cessent de s’intensifier, notamment avec l’appel récent des élus de Maurienne, soulignant l’importance de défendre l’industrie locale face à la concurrence internationale. La situation pourrait avoir des répercussions majeures sur l’économie de la région, soulignent les acteurs locaux.




